I

Fissure des tabacs sur la plaine

des regards plongeant

des flammes s'échelonnant

des séries d'hommes

à l'écharde de tes bords

Lot aux aisselles de roche

lumière pendue

 

II

Plissure

des maïs rejoignant

des voix époumonées

de la terre ouverte

des ruisseaux de boue

où l'homme entre

quand les toits raclent

l'espace


III

Pliures  du corps

devenu rides

ombre évasée

dans les roseaux

le vide répète

un long cri


Bois Noircis

 

Cendre

l'envolée

sur des hectares de vent

les chevaux du feu

ont charié des broussailles blanches

cheveux tant espérés de la pluie

de la combe aux essarts

genièvres de fin juillet

du feu écartelés

broussaille pour des yeux blancs

genièvres de fin juillet

lames tordues que le vent

flammèches

que le vent effile

 

noircies

 

parmi les pierres à nu

genièvres de juillet

chevaux de vent

sur des hectares en feu

comme  des bois noircis

 

parmi les pierres à nu.

 

 

 

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